mercredi 1 février 2012

Une bouffée d'oxygène pour les entreprises du GIE RAFALE

La décision tant attendue de l'Inde concernant l'avion retenu dans le cadre de l'appel d'offre est enfin tombée ; c'est le RAFALE de Dassault Aviation qui a été retenu. Cette décision va offrir une bouffée d'oxygène aux entreprises du GIE RAFALE et redonné du tonus à toutes les équipes qui se sont investies pour parvenir à ce résultat.

L'intersyndicale Dassault Aviation a publié ce communiqué : http://cftc.da.free.fr/pdf/31012012.pdf

jeudi 26 janvier 2012

Réforme du quotient familial

24 janvier 2012
Une fausse bonne idée

La proposition n’aura finalement été qu'un feu de paille, mais assurément refera surface dans quelques mois. Ce n’est, en tous cas, pas la première fois que l’idée de réformer le quotient familial est avancée. La proposition est aujourd’hui inscrite dans le programme du candidat PS à la prochaine élection présidentielle, qui souhaite remplacer le quotient familial par un crédit d'impôt pour chaque enfant, afin de (soi-disant) favoriser les familles les moins riches, – ce qui à première vue semble plus égalitaire. Sauf, qu’avec le système actuel, c’est déjà le cas.

« La branche Famille redistribue prioritairement les prestations financières vers les familles qui en ont le plus besoin, puisqu’elles sont accordées sous conditions de ressources, et s’assure que les services (crèches, médiation familiale, aide à la parentalité,…) sont bien accessibles à toutes les familles, quels que soient leurs revenus », explique Jean-Louis Deroussen, vice-président confédéral de la CFTC et président de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). De plus, si l’on supprimait le quotient familial, les familles modestes aujourd'hui exemptées d'impôts y seraient assujetties. Le quotient familial permet ainsi aux familles avec enfants de payer moins d'impôt sur le revenu, de manière à leur assurer un niveau de vie équivalent à celui des familles sans enfants. Cela contribue également à l’équilibre démographique de notre pays. Inutile de pénaliser les plus aisées et les décourager à avoir des enfants ! « Le quotient familial doit rester le pied de voûte de notre politique familiale » poursuit Jean-Louis Deroussen. D’autres solutions sont à trouver pour aider davantage les ménages modestes, mais il faudrait, avant cela, réformer en profondeur notre fiscalité.

dimanche 1 janvier 2012

Voeux 2012

A toutes et à tous nous vous remercions pour votre engagement CFTC, qu'il soit source de réussite dans vos entreprises respectives.
Nous vous adressons tous nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année, voeux de santé, voeux de maintien de vos emplois. L'année 2011 a été très dure tant sur le plan des pertes d'emplois que socialement parlant ! Nous avons été confrontés à de très nombreux problèmes avec des tensions très fortes dans certaines équipes syndicales. Sortons grandis de ces épreuves en demandant que l'on ne continue pas à grandir indéfiniment !
A toutes et à tous nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2012
Le Président
Gilles Rousseaux

mardi 6 décembre 2011

Représentativité syndicale : le Gouvernement doit revoir sa copie !

5 décembre 2011
Le gouvernement français doit revoir sa copie
Le comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail a rendu, le 16 novembre, un avis très attendu concernant la loi du 20 août 2008 et qui fera date. L’OIT demande à la France ni plus ni moins que de réviser sa copie, et donc sa législation. Un camouflet pour le gouvernement et les signataires de la « position commune ».

Pour le Bureau international du travail (BIT), les nouvelles modalités de désignation des délégués syndicaux issues de la loi du 20 août 2008 sont contraires à la liberté syndicale telle qu’elle est définie dans l’article 3 de la convention 87 signée par la France, c'est-à-dire « le droit des syndicats d’organiser leur gestion et leur activité » et notamment « de choisir leurs délégués syndicaux aux fins de la négociation collective ».

La CFTC se réjouit que l’OIT reconnaisse qu’il y a là entrave à la liberté syndicale, et par conséquent à la liberté individuelle des salariés. Bien avant son entrée en vigueur, et jusqu’à aujourd’hui, la CFTC n’a eu de cesse de dénoncer les défaillances et conséquences néfastes de cette loi « scélérate » qui n’est que la transcription de la « position commune » signée par quelques uns (Medef, CGPME, CGT et CFDT) avec la bénédiction du gouvernement.

Ce dernier doit maintenant « examiner, en consultation avec les partenaires sociaux, dans le cadre du Haut conseil du dialogue social (HCDS), la possibilité de réviser la législation en ce qui concerne le droit pour les travailleurs d’élire librement leurs représentants ». Il n’est pas seulement demandé au Haut conseil un simple avis informel, mais le BIT « prie le gouvernement de le tenir informé des conclusions définitives et des opinions qui seront rendues ».

La CFTC continuera, au sein du HCDS où elle siège, à s’opposer avec la plus grande fermeté à un tel dispositif législatif totalement contraire à la liberté syndicale, aux principes de la négociation collective et d’un dialogue social efficace.

lundi 5 décembre 2011

Les réponses de la CFTC au discours du Président de la République

Le Président de la République s'est exprimé à Toulon en proposant aux organisations syndicales un sommet sur l'emploi en janvier. La CFTC sera évidemment présente à ce rendez-vous, mais regrette que ce type de rencontre soit organisé au coup par coup et ne s'inscrive pas dans une logique de long terme.


La CFTC tient à revenir sur trois points essentiels du discours du chef de l'État.


Depuis plusieurs mois, la CFTC demande la mise en place d'un comité permanent du dialogue social, qui permettrait non plus une gestion à court terme de l'actualité sociale, mais lancerai une réflexion plus profonde et plus durable amenant à des solutions concrètes. Cette proposition est certes moins spectaculaire, mais elle se révèlera plus efficace ! « Nous avons toujours demandé un dialogue social permanent. Nous sommes lassés d'être invités au coup par coup. » déclare Pascale Coton.


Le Président de la République a également fait allusion à une « fausse conception de la concurrence » en indiquant que l'Europe ouvre « ses marchés sans exiger la réciprocité de la part de ses concurrents, et laisse entrer des produits de pays qui ne respectent pas les règles sociales et environnementales »... Un constat important fait par la CFTC, qui se réjouit d'avoir été suivi par le Président de la République sur ce point. Mais il est temps de passer aux actes. Ainsi, la CFTC qui porte depuis plusieurs années le projet de traçabilité sociale amène toutes les réponses pour pallier au dumping social.


Les 35 heures ont également été abordées jeudi dernier. Pour la CFTC les salariés ont déjà payé la réduction du temps de travail avec un gel des salaires et l'abandon de certains avantages acquis ! Les entreprises elles, ont bénéficié de subventions... Le débat n'est plus aujourd'hui qu'idéologique, et sans rapport avec la réalité dans les entreprises. La CFTC se rendra au Sommet pour l'emploi de janvier avec l'ensemble de ses propositions : elle espère que ce sommet sera celui de la concertation et qu'il amènera à des solutions concrètes et de long terme pour l'emploi ; seul moteur de croissance.

jeudi 17 novembre 2011

lundi 31 octobre 2011

Gestion de la crise

une autre voie est possible !

Sommet européen, déclarations du Président de la République, peut-on dire que la crise est résolue ? Pour la CFTC, les décisions prises au sommet européen représentent un début de solutions, mais certainement pas une réponse suffisante pour sortir de la crise. Elle s'interroge sur les conséquences des contraintes budgétaires annoncées et sur un possible risque de récession. La publication des mauvais chiffres du chômage en atteste. La CFTC tient donc à réaffirmer ses positions et ses propositions comme réponses à une gestion de crise à long terme. « Le sommet européen qui s'est déroulé mercredi, a débouché sur un accord historique qui colmate une brèche, mais reste insuffisant pour la CFTC » déclare Jacques Voisin.Pour la CFTC, l'accord prévu sur le rôle de la Banque centrale européenne, reste timide. La BCE doit avoir un rôle plus actif, et être un rempart efficace contre le risque de contagion systémique.La CFTC prône, également, la mise en place d'une réelle gouvernance économique et sociale européenne, ainsi qu'une harmonisation fiscale entre les États européens. Par ailleurs, malgré une augmentation du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), ses ressources restent insuffisantes (1 000 milliards d'augmentation, avec une capacité actuelle de 250 milliards d'euros) : or la dette cumulée des 5 pays sous tension, représente à elle seule 3 400 milliards d'euros !Pour la CFTC, les réponses aux conséquences de la crise au niveau national ne doivent pas s'inscrire dans des plans de rigueur successifs, pesant sur le pouvoir d'achat des ménages, mais passer principalement par :

- La mise en place d'une réforme de la fiscalité, avec :
· La mise à plat de toutes les niches fiscales, afin d'évaluer l'efficacité sur l'emploi de toutes les exonérations de cotisations sociales ;
· La taxation sur les opérations financières spéculatives ;
· Une répartition des efforts proportionnels à la capacité contributive de chacun, incluant une taxation des hauts revenus plus importante.

- L'emploi comme accélérateur de croissance :

Pour la CFTC, la priorité doit être donnée à la croissance et donc à l'emploi, en redonnant notamment du pouvoir d'achat aux ménages et aux familles. Avec une révision à la baisse de la croissance pour 2012, un risque de récession important, et 4, 441 millions de demandeurs d'emploi, la situation reste très inquiétante pour l'avenir !

Pour la CFTC, il faut :

· Mettre en place un bouclier social afin de protéger les plus fragiles des conséquences sociales de la crise (pauvreté, précarité, paupérisation...);

· Donner la priorité à l'emploi en renforçant notre tissu industriel pour améliorer notre compétitivité, en échafaudant une véritable politique économique et industrielle qui repose à la fois sur le court, le moyen et le long terme.

· Créer une provision pour risque social, consistant pour les entreprises à mettre en place un dispositif les conduisant à provisionner le risque social pour protéger davantage le salarié. Le fonds qui en résulterait permettrait de continuer à rémunérer les salariés lors de périodes de faible activité, voire de récession, au lieu de procéder à des licenciements et fermer de nouveaux sites.

« Consciente de la nécessité de trouver de nouvelles recettes pour rééquilibrer le budget et pour relancer la croissance et l'emploi, la CFTC restera très vigilante sur les mesures issues du nouveau plan portant sur les 6 milliards d'euros, annoncé par le chef de l'État. Elle n'acceptera pas des mesures qui reposeraient une nouvelle fois sur les ménages ! La voie de l'austérité doit être abandonnée » déclare Jacques Voisin.